Vous acquérez 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours (5 semaines) sur une année complète. Au moment de partir, votre employeur compare deux calculs d’indemnité, la règle du dixième et le maintien de salaire, et doit vous verser le montant le plus élevé. Le simulateur ci-dessus chiffre vos jours acquis et l’indemnité la plus favorable, celle que la loi vous garantit.
Simulateur de congés payés : jours acquis et indemnité
Indiquez vos mois travaillés et votre rémunération : l'outil calcule vos jours de congés acquis, compare la règle du dixième et le maintien de salaire, puis retient la méthode la plus favorable, celle que votre employeur doit appliquer.
Renseignez les champs puis lancez le calcul, le détail s'affiche ici.
Résultat indicatif, calculé dans votre navigateur. Aucune donnée n'est envoyée. Référence : service-public.gouv.fr, fiches F2258 et F33359.
Combien de jours de congés payés avez-vous acquis ?

Votre compteur de congés se remplit mois après mois, tant que vous travaillez. La période de référence court en général du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours. C’est sur cette période que vos droits se calculent.
Le barème : 2,5 jours ouvrables par mois
Chaque mois de travail effectif vous ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés. Sur douze mois pleins, vous obtenez donc 30 jours ouvrables, l’équivalent de cinq semaines. Ce plancher est fixé par le Code du travail et aucun employeur ne peut vous accorder moins.
Quand vos mois de travail ne tombent pas juste, le décompte est arrondi au nombre entier supérieur : onze mois ouvrent ainsi droit à 28 jours ouvrables (27,5 arrondis) et non 27. C’est la règle que le simulateur applique.
Certaines périodes d’absence comptent comme du travail effectif pour vos congés. Voici les principales :
- les congés payés de l’année précédente ;
- le congé maternité et le congé paternité ;
- les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, dans la limite d’un an ;
- les jours de formation à l’initiative de l’employeur.
2,5 jours ouvrables par mois travaillé = 30 jours ouvrables par an (5 semaines).
Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle différence ?
La confusion entre ces deux notions fausse beaucoup de calculs. Les jours ouvrables couvrent tous les jours de la semaine sauf le repos hebdomadaire (souvent le dimanche) et les jours fériés. Les jours ouvrés désignent uniquement les jours réellement travaillés dans l’entreprise.
| Jours ouvrables | Jours ouvrés |
|---|---|
| Tous les jours sauf le repos hebdomadaire et les jours fériés | Uniquement les jours réellement travaillés |
| 6 jours par semaine en général | 5 jours par semaine en général |
| 30 jours de congés par an | 25 jours de congés par an |
Un employeur peut compter vos congés en jours ouvrés, à condition que le résultat vous garantisse des droits au moins égaux au calcul en jours ouvrables. Notre simulateur raisonne en jours ouvrables, la base légale de référence.
Temps partiel et CDD : des droits identiques
Un salarié à temps partiel acquiert 2,5 jours ouvrables par mois, exactement comme un salarié à temps plein. La loi interdit de réduire vos jours de congés au motif que vous travaillez moins d’heures. Ce sont vos jours qui sont décomptés, pas vos heures.
Le contrat à durée déterminée suit la même règle. Si vous quittez l’entreprise sans avoir pris tous vos congés, vous ne les perdez pas :
- vos jours non pris sont convertis en indemnité compensatrice ;
- cette somme figure sur votre solde de tout compte ;
- elle s’ajoute, le cas échéant, à l’indemnité de fin de contrat.
Comment votre indemnité de congés payés est-elle calculée ?

Prendre des congés ne doit pas vous faire perdre d’argent. Pendant vos jours de repos, vous percevez une indemnité de congés payés qui remplace votre salaire habituel. Deux méthodes existent pour la chiffrer.
La règle du dixième
La première méthode retient un dixième de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence. Cette somme correspond à l’indemnité pour l’ensemble de vos congés acquis. Quand vous ne prenez qu’une partie de vos jours, le montant est proratisé.
Cette règle vous avantage souvent quand vous avez touché des primes ou des heures supplémentaires sur l’année. Ces éléments gonflent la rémunération brute de référence, donc votre indemnité.
Le maintien de salaire
La seconde méthode calcule ce que vous auriez gagné en continuant à travailler. Votre salaire habituel est simplement maintenu sur la durée de vos congés. Cette méthode vous protège quand vous venez d’obtenir une hausse de rémunération.
Une augmentation récente n’est en effet pas reflétée dans la rémunération de référence des mois passés. Le maintien de salaire, lui, s’appuie sur votre salaire actuel.
La méthode la plus favorable s’impose à votre employeur
Votre employeur n’a pas le choix de la méthode. Il doit calculer les deux montants et vous verser le plus élevé. Cette obligation figure dans le Code du travail et vous pouvez la faire valoir.
Votre employeur doit comparer les deux calculs et retenir le montant le plus favorable pour vous.
Si votre bulletin de paie affiche l’indemnité la plus basse, signalez-le. Le même réflexe s’applique aux autres sommes de fin de contrat, comme l’indemnité de rupture conventionnelle, qui obéit aussi à un plancher légal.
Exemple chiffré pour un salarié

Prenons un cas concret pour relier le barème et l’indemnité. Vous avez travaillé douze mois, perçu 24 000 € brut sur la période et vous posez 12 jours ouvrables de congés. Votre salaire mensuel brut habituel est de 2 000 €.
Le calcul des jours acquis
Douze mois de travail effectif multipliés par 2,5 donnent 30 jours ouvrables acquis, soit cinq semaines complètes. Vous puisez 12 jours dans ce solde, il vous en reste donc 18. Le simulateur affiche ce décompte instantanément.
La comparaison des deux indemnités
Pour vos 12 jours, chaque méthode donne un résultat différent. Le tableau suivant reprend les deux calculs et le montant que votre employeur doit retenir.
| Méthode de calcul | Montant pour 12 jours |
|---|---|
| Règle du dixième | 960,00 € |
| Maintien de salaire | 923,08 € |
| Montant retenu (le plus élevé) | 960,00 € |
Ici, la règle du dixième vous rapporte 36,92 € de plus. Avec le maintien de salaire seul, vous perdriez cette différence. Pour vérifier ce que ces montants bruts donnent une fois les cotisations retirées, vous pouvez convertir votre brut en net.
Questions fréquentes
Quand puis-je poser mes congés payés ?
Vous pouvez poser vos congés dès qu’ils sont acquis, sans attendre la fin de la période de référence. L’employeur fixe l’ordre et les dates des départs, mais il doit respecter un délai de prévenance et tenir compte de votre situation familiale.
Que deviennent mes congés non pris en fin d’année ?
En principe, les congés se prennent pendant la période de prise, souvent jusqu’au 31 mai suivant. Les jours non pris peuvent être perdus, sauf accord d’entreprise, report prévu par une convention ou impossibilité liée à un arrêt maladie. Vérifiez les règles applicables chez vous.
L’indemnité de congés payés est-elle imposable ?
Oui, l’indemnité de congés payés est un revenu soumis aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, comme votre salaire. Elle apparaît sur votre bulletin de paie et entre dans votre revenu imposable.
Les jours fériés comptent-ils dans mes congés ?
Un jour férié chômé situé pendant vos congés ne doit pas être décompté de vos jours. Si le 14 juillet tombe au milieu de votre semaine de vacances, il ne consomme pas un jour de congé. Vous conservez ce jour dans votre solde.
Comment vérifier le montant sur mon bulletin de paie ?
Repérez la ligne indemnité de congés payés sur votre fiche de paie et comparez-la au résultat du simulateur. En cas d’écart en votre défaveur, demandez le détail du calcul à votre service paie. Un salaire correct se défend, comme lorsque vous devez négocier votre salaire à l’embauche.
Où trouver la règle officielle ?
Les droits aux congés payés sont détaillés sur la fiche F2258 de service-public.gouv.fr. Le calcul de l’indemnité, avec la comparaison entre règle du dixième et maintien de salaire, figure sur la fiche F33359 du même site.




